LOS ANGELES (4 août 2026) – Los Angeles – L’AIDS Healthcare Foundation (AHF) dénonce l’avidité de Gilead Sciences, alors que le géant pharmaceutique se félicite de ses derniers résultats financiers trimestriels. La seule nouveauté réside dans les chiffres détaillant les profits exorbitants tirés de l’une des pires épidémies ayant frappé l’humanité. Gilead a annoncé une hausse de 12 % de son chiffre d’affaires, atteignant 7.6 milliards de dollars pour l’ensemble de ses traitements contre le VIH, par rapport à la même période l’an dernier. Les ventes de Biktarvy ont représenté la moitié des revenus liés aux produits anti-VIH, enregistrant une augmentation de 7 % à 3.8 milliards de dollars par rapport au même trimestre de 2025.
N'oublions jamais que le contribuable américain finance la recherche fondamentale des médicaments que Gilead commercialise. Gilead exploite ensuite la générosité de l'État en vendant ses médicaments au système de santé financé par les contribuables, via Medicare et Medicaid, ainsi qu'aux régimes d'assurance maladie subventionnés par l'Affordable Care Act et le programme Ryan White d'aide aux médicaments contre le sida. Au niveau des États, l'argent du contribuable alimente les programmes d'aide aux médicaments contre le sida (ADAP), qui permettent aux Américains à faibles revenus d'accéder à des médicaments qu'ils ne pourraient jamais se procurer sans aide. Gilead devrait peut-être remercier le contribuable non seulement de subventionner ses coûts de recherche et développement, mais aussi de créer des marchés pour ses produits, financés par l'argent du contribuable.
Un poste en or, si on peut l'obtenir. Le public supporte tous les risques tandis que Gilead engrange les profits. L'expression « subventions aux entreprises » est bien trop faible pour décrire cette mascarade.
Parallèlement, Gilead refuse d'accorder des licences volontaires aux pays à revenu faible et intermédiaire d'Amérique centrale et du Sud pour la fabrication de versions génériques de ses traitements anti-VIH extrêmement coûteux. Ce refus de licences n'est pas le seul moyen utilisé par Gilead pour entraver l'accès à ses meilleurs traitements. Le laboratoire pharmaceutique fait preuve de fermeté envers les pays du Sud en refusant les demandes de réduction sur les achats groupés de lénacépavir formulées par Médecins Sans Frontières. Cette organisation humanitaire souhaite obtenir ce médicament préventif contre le VIH pour ses programmes médicaux dans des pays qui n'ont aucun espoir de pouvoir se le procurer par leurs propres moyens. Gilead s'assure ainsi qu'aucun pays, quels que soient ses besoins, n'ait accès à son médicament injectable phare à prix réduit.
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