L'AHF exhorte Trinité-et-Tobago à se détourner de GSK, entreprise avide de profits.

In Plaidoyer mondial, À la une à l'échelle mondiale, Actualités, Pharmaceutique par Brian Shepherd

L’AHF appelle le gouvernement de Trinité-et-Tobago à envisager la délivrance d’une licence obligatoire pour le Tivicay (dolutégravir), un médicament antirétroviral (ARV) de GSK qui traite le VIH, et qui coûte actuellement 25 fois plus cher que les génériques biosimilaires disponibles dans les pays voisins des Caraïbes.

En février, AHF et la Fondation de recherche médicale de Trinité-et-Tobago ont adressé une lettre à la PDG de GSK, Dame Emma Walmsley, qui déclarait notamment : « Nous vous exhortons à remédier au manque d'accès au médicament antirétroviral Tivicay à Trinité-et-Tobago en raison de son coût élevé, soit en baissant son prix pour l'aligner sur celui des génériques biosimilaires disponibles dans la région des Caraïbes, soit en vous engageant à ne pas menacer d'intenter une action en justice contre l'achat d'une version générique de Tivicay. »

À ce jour, GSK n'a toujours pas répondu à la lettre. Actuellement, le Tivicay est protégé par un brevet à Trinité-et-Tobago, et GSK a menacé d'intenter une action en justice si le pays décide d'importer des antirétroviraux génériques abordables.

« En tant que petit État insulaire, Trinité-et-Tobago se remet encore des conséquences économiques et sociales de la COVID-19. Il est intenable de devoir payer 25 fois plus cher pour assurer à sa population un traitement antirétroviral à vie », a déclaré Michael Weinstein, président de l'AHF. « Face au refus de GSK de revoir ses prix, nous n'avons d'autre choix, avec nos partenaires locaux, que d'appeler le gouvernement de Trinité-et-Tobago à faire valoir son droit souverain de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé de sa population, ce qui, en l'occurrence, impliquerait la délivrance d'une licence obligatoire pour le Tivicay. »

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