John Hassell
Directrice nationale du plaidoyer pour AHF
WASHINGTON (10 février 2022) Fondation pour les soins de santé contre le sida (AHFL'association s'oppose fermement à toute tentative d'introduction d'une loi fédérale affectant le programme de tarification des médicaments 340B. Les laboratoires pharmaceutiques ont illégalement créé une crise, privant ainsi les organismes de protection sociale à but non lucratif de revenus. Ces mêmes laboratoires cherchent à exploiter cette crise pour affaiblir davantage le programme 340B. Les organismes 340B doivent résister fermement à cette menace.
Le Programme de tarification des médicaments 340B Il s'agit d'un programme du gouvernement américain qui oblige les entreprises pharmaceutiques à fournir des médicaments à prix réduit aux organismes sans but lucratif admissibles qui œuvrent auprès des populations vulnérables. L'objectif de ce programme est de permettre à ces organismes d'« optimiser l'utilisation des ressources fédérales limitées, d'atteindre un plus grand nombre de patients admissibles et de fournir des services plus complets ». Ce programme, qui génère d'énormes bénéfices, ne coûte rien aux contribuables.
Les laboratoires pharmaceutiques, qui ne peuvent tout simplement pas accepter une baisse de leurs profits, tentent depuis des années, en vain, d'obtenir du Congrès une modification de la loi et un affaiblissement du programme. Ils se sont heurtés aux prestataires du programme 340B, qui n'ont cessé de démontrer les avantages de ce dernier.
L'industrie pharmaceutique a maintenant trouvé une nouvelle stratégie : faire en sorte que les participants au programme 340B – le filet de sécurité sociale en matière de santé publique – fassent le sale boulot à leur place.
Les laboratoires pharmaceutiques limitent désormais de manière abusive et illégale les lieux de dispensation des médicaments du programme 340B. Cette mesure rend l'accès à ces médicaments vitaux plus difficile pour les patients, ce qui entraîne une diminution de leur distribution et une baisse des revenus des organismes à but non lucratif, compromettant ainsi leur capacité à fournir des services de santé essentiels. Le gouvernement fédéral s'est légitimement opposé à cette initiative, et de nombreuses actions en justice sont en cours pour la bloquer.
Face aux difficultés financières engendrées par l'industrie pharmaceutique, les organisations à but non lucratif, comme les centres de santé communautaires et les hôpitaux ruraux, n'ont d'autre choix que de s'adresser au Congrès pour solliciter une aide. C'est précisément ce que souhaitent et ont prévu les entreprises : rouvrir le programme 340B afin de pouvoir utiliser leurs immenses ressources financières et leur influence en matière de lobbying pour nuire davantage à ce programme.
Demander l'intervention du Congrès est une démarche dangereuse. L'industrie pharmaceutique est sans scrupules. Ces mêmes entreprises font pression depuis des années pour saboter ce programme. Elles ne manqueront pas d'exploiter toute législation pour affaiblir davantage un programme qui renforce le système de santé et ne coûte rien aux contribuables.
L'industrie pharmaceutique n'en est pas à son premier manquement aux engagements. En 2010, elle a soutenu l'Affordable Care Act (ACA), qui élargissait notamment le programme 340B afin de permettre à davantage d'organismes à but non lucratif d'utiliser les économies réalisées grâce aux remises pour offrir plus de services aux populations vulnérables. En échange, les laboratoires pharmaceutiques ont obtenu l'accès à l'immense marché des médicaments sur ordonnance de Medicaid, un marché de plusieurs milliards de dollars. Ils ont activement milité pour l'ACA car ils savaient qu'avec l'extension de Medicaid et l'obligation d'assurance individuelle, ils disposeraient d'une source de financement pour leurs médicaments destinés à des dizaines de millions de nouveaux assurés. Ils ont réalisé des profits colossaux.
En 2022, ces entreprises font pression sur les entités concernées et refusent de leur vendre les médicaments sur ordonnance au prix réduit prévu par la loi (article 340B) lorsqu'elles font appel à des pharmacies sous contrat. Des membres du Congrès, de tous bords politiques, dépendent de ces mêmes entreprises pour financer leurs campagnes électorales, et il est naïf d'espérer une solution efficace de leur part. L'AHF exige que le gouvernement applique la loi et traduise ces entreprises cupides en justice.
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