
Siège de l'Organisation mondiale de la santé à Genève, en Suisse.
LOS ANGELES-(FIL D'AFFAIRESL'AIDS Healthcare Foundation (AHF), le plus grand fournisseur mondial de soins contre le VIH/SIDA, a exprimé aujourd'hui sa profonde déception face à la décision de l'Allemagne de soutenir la candidature du directeur général actuel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour un second mandat à la tête de cette agence des Nations Unies en difficulté.
Multiple les nouvelles Il est indiqué que l'Allemagne et 17 autres pays ont exprimé leur soutien à la candidature du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus au poste de prochain directeur général de l'OMS, et qu'il est le seul candidat en lice. La procédure de nomination s'est achevée la semaine dernière, mais les enveloppes contenant les candidatures officielles ne seront ouvertes qu'à la fin du mois d'octobre. La décision finale sera prise lors de l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 2022. Tedros, ancien ministre éthiopien de la Santé et des Affaires étrangères, n'a reçu le soutien d'aucun autre pays africain pour sa reconduction.
« Avec un seul candidat en lice – un candidat maintes fois critiqué pour sa gestion catastrophique de la pandémie et sa complaisance envers la Chine –, cette élection ressemble à une mascarade. L’Allemagne a déjà terni son image humanitaire internationale en s’opposant aux dérogations aux brevets des vaccins contre la COVID-19, et elle soutient maintenant un candidat qui, au vu de sa longue expérience, est manifestement incompétent pour gérer la crise mondiale actuelle », a déclaré Michael Weinstein, président de l’AHF. « Le choix d’un seul candidat est révélateur du dysfonctionnement de l’OMS. Comment peut-on affirmer que Tedros a accompli un travail si remarquable qu’aucun autre candidat ne devrait être envisagé ? Cette élection est la preuve la plus flagrante à ce jour que l’OMS est dysfonctionnelle et a besoin d’une restructuration en profondeur. »
S'il est réélu pour un second mandat, Tedros restera en fonction pendant cinq ans. Son bilan est marqué par des retards dans la déclaration de l'état d'urgence sanitaire face à la COVID-19, puis dans sa déclaration de pandémie, par des éloges de la transparence de la Chine, par un manque de clarté dans sa communication sur les mesures sanitaires essentielles et par l'incapacité à garantir des vaccins et des ressources suffisants, notamment pour l'Afrique. Un second mandat pourrait donc avoir des conséquences désastreuses pour la reprise post-pandémique.
Malheureusement, les mesures de santé publique judicieuses sont trop souvent sacrifiées au nom de la politique internationale. L'histoire pourrait juger sévèrement l'Allemagne et les autres pays qui ont choisi de maintenir le statu quo à un moment où le monde avait besoin d'un leadership nouveau et audacieux pour vaincre la COVID-19.












