Cinq années supplémentaires à la tête de l'OMS, c'est intenable.

Par : Julie | 23 septembre 2021
L'image mise en avant de « Cinq années supplémentaires pour le directeur de l'OMS : une situation intenable »
Mise à jour : 5h39
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Le siège de l'Organisation mondiale de la santé se trouve à Genève, en Suisse.

Le siège de l'Organisation mondiale de la santé se trouve à Genève, en Suisse.

En réponse à un article de Reuters indiquant que le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, se présente sans opposition pour un second mandat à la tête de l'agence, l'AIDS Healthcare Foundation (AHF) a qualifié le processus de véritable mascarade et a exhorté les États membres des Nations Unies à ne pas prolonger de cinq ans le mandat désastreux du chef de l'OMS.

Selon des sources anonymes citées par Reuters , aucun autre candidat ne brigue le poste de directeur général de l'OMS, malgré le fait que le gouvernement éthiopien de Tedros ne soutienne pas sa nomination et que son bilan ait été maintes fois critiqué . Tout État membre de l'ONU peut proposer des candidats, mais le délai expire cette semaine. La décision finale concernant le futur directeur général de l'OMS sera prise lors de l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 2022.

« Au regard des cinq dernières années, pouvons-nous affirmer avec certitude que ce dirigeant est apte à guider le monde à travers la plus grande crise sanitaire de notre époque ? Ou sommes-nous englués dans une course sans fin contre la pandémie, car le directeur général de l'OMS n'a pas fait de la santé publique une priorité dès le départ, malgré de nombreux signaux d'alarme et des recommandations restées lettre morte ? », a déclaré Michael Weinstein, président de l'AHF. « Si la direction de l'OMS reste en place, la situation ne fera que se répéter – deux ans après le début de la pandémie, le monde ne peut plus se le permettre. Il ne s'agit pas d'une "élection" comme celles qui se tiennent en Corée du Nord, où le résultat est connu d'avance. Nous avons besoin d'un large éventail de candidats, issus de divers horizons, pour trouver la personne la plus compétente pour diriger l'OMS. Parmi les 194 États membres, il doit bien y avoir des candidats dignes d'être considérés. Le statu quo est tout simplement inexcusable. »

En juin, l'AHF a exposé six raisons pour lesquelles le directeur général de l'OMS ne devrait pas être réélu, dont les suivantes :

1. L’OMS a tardé à déclarer la COVID-19 comme une pandémie.
2. Manque de transparence concernant l'origine de la COVID-19.
3. Incapacité à mobiliser et à coordonner les ressources pour aider les pays à revenu faible et intermédiaire.
4. Retards dans l'approbation des vaccins.
5. Absence de directives faisant autorité en matière de prévention et de réponse aux crises de santé publique.
6. Échec de la mise en œuvre des propositions précédentes visant à réformer radicalement l’OMS.

La déclaration complète intitulée « Six raisons pour lesquelles le directeur de l’OMS devrait démissionner » est disponible ici.

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