
Les États membres des Nations Unies procéderont d'ici un mois à la nomination des candidats au poste de prochain directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Alors que le monde continue de lutter contre la pandémie de COVID-19, l'élection du directeur général de l'OMS doit être plus transparente, équitable, fondée sur le mérite et ouverte à un large éventail de candidats issus de divers horizons, selon l'AIDS Healthcare Foundation (AHF), le plus important fournisseur de soins contre le VIH/sida au monde.
Le directeur général actuel de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est candidat à la prochaine nomination pour un mandat de cinq ans. Cependant, l'identité des autres prétendants reste confidentielle, à l'instar d'une grande partie du processus de sélection depuis des années. Après la mi-septembre, date limite de dépôt des candidatures, le Conseil exécutif de l'OMS examinera toutes les candidatures soumises par les États membres et établira une liste restreinte de cinq noms d'ici janvier 2022. Le Conseil réduira ensuite cette liste à trois candidats, avant que la décision finale ne soit soumise au vote des États membres lors de la 75e Assemblée mondiale de la Santé en mai 2022.
« Face à l’échec manifeste du Dr Tedros dans la gestion de la pandémie, la question est de savoir qui le remplacera. Cette recherche doit être transparente. Nous ne pouvons pas laisser une décision de cette importance être prise dans l’opacité ni faire l’objet de manœuvres politiques en coulisses », a déclaré Michael Weinstein , président de l’AHF . « La priorité absolue des États membres et du Conseil exécutif devrait être d’élargir au maximum le champ des possibles et de rechercher des dirigeants d’horizons divers, dotés de la détermination et des compétences nécessaires pour guider l’OMS à travers cette période difficile et restaurer sa réputation d’agence de santé publique de premier plan sur les plans scientifique et technique. Des auditions publiques avec les candidats pourraient être un moyen d’apporter plus de transparence aux élections ; en tant que citoyens des États membres, nous avons le droit de savoir que le processus est mené de manière équitable et dans l’intérêt de la santé publique mondiale. »
En juin, l'AHF a publié une déclaration exposant six raisons pour lesquelles le Dr Tedros ne devrait pas être reconduit dans ses fonctions de Directeur général de l'OMS. Parmi les principales préoccupations concernant son action durant la pandémie figurent les retards de l'OMS à déclarer la COVID-19 comme une urgence de santé publique, suivis d'un autre retard à la déclarer comme une pandémie, le manque de transparence quant aux origines de la COVID-19 et la lenteur générale à mettre en place une réponse ferme et clairement définie face à la pandémie. Avec l'élection prochaine d'un nouveau Directeur général, les États membres ont l'opportunité de combler le vide à la tête de l'OMS en garantissant la transparence du processus de recrutement et en l'ouvrant à la diversité des candidats.











