
WASHINGTON (14 juillet 2020) En réaction aux accords douteux que l'industrie pharmaceutique concocte pour profiter de la pandémie de COVID-19, l'AIDS Healthcare Foundation ( AHF ) a appelé aujourd'hui le gouvernement américain à utiliser ses droits de brevet et d'« intervention » en vertu de l'article 1498 du code américain.
La loi Bayh-Dole autorise le gouvernement américain à imposer à une entreprise pharmaceutique le prix qu'elle peut pratiquer pour un médicament nécessaire en cas d'urgence sanitaire. En 2001, lors de l'alerte à l'anthrax qui aurait pu mettre des milliers de vies en danger au Capitole, le département américain de la Santé et des Services sociaux a averti l'entreprise pharmaceutique produisant l'antibiotique destiné à lutter contre l'anthrax que, si elle refusait de vendre le médicament au gouvernement à un prix équitable, il exercerait son droit d'intervention en vertu de l'article 1498 de la loi Bayh-Dole. L'entreprise pharmaceutique, Bayer, a alors baissé son prix.
« Avons-nous atteint ce point critique dans notre réponse mondiale à la pandémie de COVID-19 ? » s'est interrogé Michael Weinstein , président de l'AHF. « Le contribuable américain a déjà subventionné 4 milliards de dollars de coûts de recherche et développement pour un vaccin potentiel contre la COVID-19. Il a versé 1.5 milliard de dollars à deux entreprises pharmaceutiques, Aztra-Zeneca et Johnson & Johnson, et 1.6 milliard de dollars à Novavax pour le développement d'un vaccin. Parallèlement, le PDG de Pfizer, Albert Bourla, revient sur sa promesse de produire un vaccin à but non lucratif. Dans de nombreux cas, le gouvernement américain est déjà copropriétaire de brevets sur les médicaments nécessaires pour lutter contre la COVID-19. De plus, certaines entreprises pharmaceutiques concluent des accords secrets avantageux avec l'Autorité américaine de recherche et de développement biomédical avancé (BARDA), les exemptant ainsi du droit d'intervention du gouvernement. »
« Ce sont les contribuables qui supportent la majeure partie des risques financiers liés au développement des médicaments et des vaccins, tandis que les laboratoires pharmaceutiques veulent s'accaparer tous les profits. Partout dans le monde, des gens meurent pendant que l'industrie pharmaceutique empoche des milliards et recourt ensuite à des subterfuges juridiques pour s'enrichir. Nous attendons du gouvernement américain qu'il fasse preuve de fermeté et qu'il utilise ses lois pour protéger la population et non les profits », a déclaré John Hassell , directeur national du plaidoyer de l'AHF.
# # #











