AHF exhorte à une action immédiate contre Ebola alors que le chef de l'ONU se rend en RDC

In Plaidoyer mondial, À la une à l'échelle mondiale par Fiona Ip

LOS ANGELES (30 août 2019) : Un nouveau cas d’Ebola a été détecté. réapparaître En Ouganda, il est clair que la menace de propagation du virus mortel aux pays voisins et au-delà n'est qu'une question de temps. L'AIDS Healthcare Foundation (AHF) exhorte le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres – qui se rend demain en République démocratique du Congo (RDC), épicentre de l'épidémie – à prendre les mesures nécessaires pour mettre rapidement fin à cette crise dévastatrice qui dure depuis un an.

 

La propagation continue d'Ebola en RDC, dans des villes densément peuplées (Goma) et dans les pays voisins représente le pire scénario possible en matière d'épidémies de maladies infectieuses. Pour atténuer les conséquences de cette situation, il est essentiel de mettre en place des mesures pour limiter la propagation du virus. pénurie de vaccinsL’Organisation mondiale de la santé devrait approuver le plus rapidement possible le vaccin Merck, très efficace (plus de 97 %), et veiller à ce que des quantités suffisantes soient disponibles pour tous ceux qui en ont besoin.

 

L'insécurité généralisée est également très préoccupante. Des dizaines de travailleurs de la santé en première ligne ont été blessé ou tué En raison des attaques perpétrées contre le personnel, les biens et les installations de riposte à l'épidémie, les forces de sécurité des Nations Unies présentes en RDC doivent être pleinement habilitées à renforcer et à faire appliquer le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONCUSO), qui leur a été confié par le Conseil de sécurité, afin de garantir la sécurité de celles et ceux qui risquent leur vie pour administrer des vaccins et des traitements aux citoyens congolais et aux patients atteints d'Ebola.

L’Union africaine doit également accroître sa contribution en renforçant son rôle dans la riposte. Nous insistons sur la nécessité d’une plus grande transparence, en informant le continent des actions entreprises et de la situation réelle sur le terrain. Il n’y a ni temps ni lieu pour des manœuvres en coulisses lorsque tant de vies sont en jeu, tant en RDC que dans les pays et régions voisins.

 

« Nous espérons que la constatation par M. Guterres des ravages causés par Ebola incitera enfin toutes les organisations responsables à redoubler d’efforts dans tous les aspects de la riposte », a déclaré le président de l’AHF. Michel Weinstein« Malheureusement, ce n’est qu’une question de temps avant que le virus ne se propage bien au-delà de la RDC et des pays voisins. Ebola est une menace mondiale ; nous ne pouvons pas attendre qu’il atteigne les frontières d’autres pays avant de prendre des mesures plus fermes. »

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