L'Organisation mondiale de la santé signale une augmentation des cas de gonorrhée résistante aux médicaments.

Dans la rubrique « Actualités internationales » de l’AHF, le

L'agence onusienne réaffirme que les préservatifs sont l'une des méthodes de protection les plus efficaces contre les IST.

LOS ANGELES (31 août 2016) – Les infections sexuellement transmissibles (IST) les plus courantes, dont la gonorrhée, la syphilis et la chlamydiose, sont de plus en plus difficiles à traiter en raison de la résistance aux antibiotiques, a annoncé mardi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans ses nouvelles recommandations pour le traitement de ces IST bactériennes, l’OMS s’inquiète de ce que « la résistance de ces IST aux antibiotiques ait rapidement augmenté ces dernières années, réduisant ainsi les options thérapeutiques. Parmi ces trois IST, la gonorrhée est celle qui a développé la plus forte résistance aux antibiotiques. Des souches de gonorrhée multirésistantes, ne répondant à aucun antibiotique disponible, ont déjà été détectées. La résistance aux antibiotiques de la chlamydiose et de la syphilis, bien que moins fréquente, existe également, ce qui rend la prévention et un traitement rapide essentiels. »

Bien que les recommandations de l'OMS concernant le traitement de ces infections soient restées inchangées depuis 2003, l'OMS a, dans sa déclaration d'hier, pointé du doigt le « mauvais usage et le surusage » des antibiotiques comme cause de l'augmentation des souches résistantes aux médicaments. Dans ses nouvelles recommandations, l'OMS déconseille les quinolones (une classe d'antibiotiques) pour le traitement de la gonorrhée en raison de la forte résistance généralisée observée. Ces mêmes recommandations préconisent fortement une dose unique de pénicilline benzathine pour guérir la syphilis et maintiennent la doxycycline et l'azithromycine comme traitements de choix contre la chlamydiose.

« L’inquiétude mondiale persistante face à la montée des maladies sexuellement transmissibles résistantes aux médicaments souligne l’importance de l’utilisation des préservatifs, qui restent l’une des méthodes de protection les plus efficaces », a déclaré Michael Weinstein, président de l’AHF.

En décembre dernier, le médecin-chef et le responsable pharmaceutique du Royaume-Uni ont alerté sur l'apparition d'une « super-gonorrhée » résistante aux antibiotiques, identifiée dans le pays, et ont exhorté les professionnels de santé à prescrire systématiquement les deux antibiotiques – la ceftriaxone injectable et l'azithromycine – utilisés pour lutter efficacement contre cette infection sexuellement transmissible. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la gonorrhée est la deuxième maladie à déclaration obligatoire la plus fréquemment signalée aux États-Unis, avec 350 062 cas recensés en 2014. En mars 2015, la Maison Blanche a publié son Plan d'action national de lutte contre les bactéries résistantes aux antibiotiques (CARB). Grâce au financement fédéral alloué au CARB pour l'exercice 2016, la Division de la prévention des IST (DSTDP) des CDC soutient plusieurs activités, nouvelles et en cours, visant à ralentir le développement de la gonorrhée résistante aux antibiotiques et à prévenir sa propagation.

Les centres de bien-être d'AHF offrent des tests gratuits de dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), notamment la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis et le VIH. Pour trouver le centre de dépistage et de traitement des IST le plus proche, consultez le site www.freestdcheck.org.

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