L’AIDS Healthcare Foundation (AHF), qui fournit aujourd’hui des soins et des services médicaux aux personnes atteintes du sida dans 26 pays à travers le monde, a vivement critiqué la Grande-Bretagne pour avoir réduit de près d’un tiers sa contribution financière bilatérale à la lutte mondiale contre le VIH/sida. L’AHF affirme que cette réduction drastique du financement signale une tendance inquiétante, malheureusement impulsée par les États-Unis. (Selon un article du Guardian)Le budget alloué à la lutte contre le VIH/SIDA à l'étranger sera réduit de près d'un tiers.(Mark Tran et Claire Provost, 4 octobre 2011) : « Selon les données du Département britannique pour le développement international (DFI), la Grande-Bretagne va réduire de près d’un tiers son aide bilatérale aux projets de lutte contre le VIH/sida dans les pays en développement au cours des quatre prochaines années. Les dépenses totales du DFI pour le VIH/sida d’ici à 2015 diminueront de 32 %, passant de 59.9 millions de livres sterling à 41 millions. Le financement chutera de près de 85 % en Asie (de 13 millions à 2 millions) et de 17 % en Afrique (de 46.9 millions à 39 millions). » « L’annonce par la Grande-Bretagne de son retrait de ses engagements, concrétisé par une réduction drastique du financement des programmes mondiaux de lutte contre le VIH/sida dans les pays en développement, marque un tournant terrifiant, susceptible de coûter des millions de vies », ont déclaré les journalistes. Michel Weinstein, Président de la Fondation pour les soins de santé contre le sida.
Weinstein a ajouté : « Malheureusement, cette tendance inquiétante est impulsée par les États-Unis et l’administration Obama. Non seulement cette administration n’a guère fait d’efforts pour endiguer la crise croissante des médicaments contre le sida aux États-Unis, mais elle a également réduit les financements mondiaux alloués à la lutte contre le VIH/sida, ce qui a suscité de vives critiques. Revenir sur l’engagement des États-Unis dans la lutte mondiale contre le sida, c’est tourner le dos aux personnes dans le besoin. Comment peuvent-elles nous faire confiance et interagir avec nous à l’avenir si nous les abandonnons tout simplement ? Ces coupes budgétaires coûteront des vies. Elles terniront et mettront également en péril les intérêts des États-Unis – et du monde entier – pour les années à venir. »
Selon le Guardian : « L’analyse des projections de financement de la santé mondiale du DfID fait suite à la publication d’un rapport d’ONUSIDA et de la Fondation Kaiser Family (États-Unis), qui a révélé que les financements alloués à la lutte contre le VIH/sida par 15 des plus importants donateurs mondiaux ont diminué en 2010 pour la première fois en dix ans. Cette baisse, observée entre 2009 et 2010, est principalement due à une réduction des décaissements des États-Unis, premier donateur pour les programmes de lutte contre le VIH/sida dans les pays en développement. Si Washington a alloué environ 5.5 milliards de dollars à la lutte contre le sida en 2009 et 2010, les décaissements ont chuté de 4.4 milliards de dollars en 2009 à 3.7 milliards de dollars en 2010. »











